Pensée de juin 2016

La provision que je reçois est celle que je peux donner

= > Lire Luc 11 : 5-10

pain

Dans ce récit – qui fait suite à l’enseignement de Jésus sur la prière du Notre Père – il est question de 3 amis : l’un rentre de voyage et arrive chez l’autre au milieu de la nuit (de manière apparemment inattendue) ; celui ci n’ayant rien à lui offrir va trouver le 3ième pour chercher du pain. Il faut se replacer dans le contexte de cette époque pour pouvoir mieux apprécier la démarche de l’ami qui accueille et dont je voudrais souligner en particulier les points suivants :

– Il ne vient pas en tant que père, mère, pasteur, prêtre ou autre responsable, il vient en tant qu’ami et il plaide pour un autre ami, c’est sa seule légitimité. Il se présente d’égal à égal avec celui qui est dans le besoin ce qui signifie que tout le monde peut le faire.

– Il reconnait qu’il n’a rien à lui offrir, oh ! il lui reste peut-être un peu de pain sec (c’est-à-dire des réponses déjà prêtes pour des situations semblables), mais ce n’est pas ce dont son ami a besoin, il souhaite du pain frais, nourrissant, celui qu’il peut trouver chez cet autre ami seulement. D’ailleurs cet autre ami, le Seigneur Lui-même l’a déjà prévenu : « sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15 : 5)

– Il demande 3 pains, car il sait que son ami en a besoin pour son corps (ou besoins matériels), pour son âme et pour son esprit, et il le considère dans son intégrité physique, morale et spirituelle.

– Il persévère dans ses requêtes car il sait que si son ami sur terre peut finir par céder à ce tapage nocturne, à plus forte raison l’Ami du ciel fera prompte justice à ceux qui crient à Lui jour et nuit. (Luc 18 : 7- 8).

Alors, allons et faisons de même si nous voulons avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin. (Ephésiens 4 : 28)

Paul GISCHLER

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